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Chute générale des actions

Le Dow Jones cède 419,63 points, S&P perd 53,24 et le NASDAQ recule de 131,05!
Le Département de la Justice examine l’abaissement de la note du crédit américain par S&P.

Le Point du Marché Asiatique

L’IPC malaisien est tombé de 3,5% à 3,4%y/y en juillet, marquant ainsi le premier ralentissement depuis novembre 2010 lorsque l’inflation avait atteint son plus bas niveau, soit 1,9%. Le rétablissement des activités économiques et la montée des prix des matières premières, plus tôt cette année, ont poussé l’inflation à atteindre un pic de 3,5% en juin.

L’inflation globale est restée fixe à 0,10% m/m, en grande partie en raison de la baisse de 0,38% à 0,19% m/m, en juillet, des prix “des aliments et de la NAB” (30% du panier de l’ICP) et de la hausse de 0,10% à 0,20% m/m des coûts de consommation (logement, eau, électricité, gaz et autres), soit 21% du panier. Les prix des transports (16% du total) ont continué de tomber (-1,0% m/m en juillet et en juin) suivant la chute des prix du pétrole, tandis que le prix des “restaurants et hôtels” et des “divers biens et services” sont passés respectivement de 0,3% et 0,2% à 0,6%.

Bien que la Banque Centrale de Malaisie ne présente pas d’IPC-cible officiel, l’inflation montante a déclenché une réaction restrictive de la part de la Banque, avec une hausse de 25 pdb du taux au jour-le-jour à 3,00% en mai et une remontée totale des taux de 100 pdb depuis mars 2010. En dépit d’un ralentissement apparent de la croissance du PIB et un relâchement des pressions inflationnistes, les taux réels restent à environ -0,4%, ce qui pourrait poser un problème à la stabilité financière locale si la situation persiste.

Le Point des Marchés

Le flux d’informations sera assez maigre sur le terrain dans les jours à venir, bien qu’aux Etats-Unis, Richard Fisher, un des “faucons” de la Fed, prendra la parole à deux reprises, alors que Bullard (non-votant) ne parlera qu’une seule fois. L’abondance de “positions dures” pourrait tempérer l’optimisme actuel suggérant un assouplissement quantitatif imminent (bien qu’il soit encore probable qu’une nouvelle vague d’assouplissement soit enclenchée avant la fin de l’année). Les chiffres préliminaires sur les ventes au détail américaines du mois d’août pourraient se révéler être les données les plus significatives de la semaine. Les distorsions causées par l’ouragan Irène à la fin du mois ajouteront au poids de ces données. Par ailleurs, les données sur l’inflation révèleront certainement des premiers signes de déclin au niveau global, permettant aux “colombes” de la Fed de préparer leur argumentaire en faveur d’un nouveau round d’assouplissement quantitatif en novembre (en ignorant les taux de base, qui continuent, eux, d’augmenter).

Un calme précaire a régné la semaine dernière alors qu’un certain nombre d’instruments se maintenaient dans des zones récemment établies. D’autres, en revanche, ont essuyé des chutes assez importantes. Les indices boursiers étaient inchangés ou se tradaient ‘légèrement’ plus bas. Le Dax allemand se trouvait à son niveau le plus bas depuis juillet 2009, retraçant 61% des gains enregistrés depuis. Certains rendements obligataires sont tombés à de nouveaux niveaux-records, dont ceux de de Singapour à 10 ans tombés à 1,45%, ceux des Bunds tombés à 1,80%, ceux des UST tombés à 1,90% et ceux des obligations canadiennes tombés à 2,30%. Les rendements des dettes souveraines belge et portugaise à 10 ans ont atteint de nouveaux records à 230 et 935 pdb au-dessus des Bunds. Notre bonne vieille dette grecque à deux ans a aussi enregistré des rendements records à 58,96%, tandis que les rendements à 10 ans avaient augmenté de 11 pdb à 20,337% et les CDS à 5 ans sont remontés de 280 pdb pour se placer à 3,238 pdb. Le dollar américain est remonté contre l’ensemble des devises, enregistrant une hausse de près de 11% contre le franc suisse, à 0,8840. La paire EUR/USD est tombée à son niveau le plus bas en six mois à 1,3626 $ et la paire EUR/PLN était à 4,3475 – son niveau le plus faible depuis juillet 2009. L’or au comptant, lui, est redescendu à un nouveau niveau-record, soit 1.920,30 dollars l’once.

Une autre grande surprise de la part d’une banque centrale était au centre de l’attention européenne cette semaine. ‘L’actuelle sur-évaluation massive du franc suisse représente une menace sérieuse pour l’économie suisse et pose le risque d’un développement déflationniste. La BNS vise, par conséquent, un affaiblissement considérable et soutenu de la devise nationale. La décision étant effective immédiatement, la banque ne tolérera plus un taux de change en-dessous du minimum établi à 1,2000 francs suisses. La BNS appliquera ce taux minimum avec la plus grande détermination et se tient prête à acheter des devises étrangères en quantités illimitées’.

Lundi, la Commission Bancaire Indépendante publiera son Rapport final sur l’industrie bancaire britannique. Les chiffres sur l’inflation dominent également un calendrier très maigre en zone euro. Les dernières données du mois d’août confirmeront sans doute une stabilisation de l’inflation à 2,5% en août. La Grande-Bretagne publiera également les derniers chiffres sur le marché du travail, qui pourraient contribuer à pousser la Banque d’Angleterre à mettre en oeuvre son propre round d’assouplissement quantitatif. Au Japon, l’indice trimestriel du ministère des Finances sur les conditions des échanges commerciaux sera au centre de l’attention cette semaine. Ces données laisseront entrevoir les résultats du rapport Tankan plus général. Nous prévoyons des gains significatifs pour les données liées aux conditions de fonctionnement. L’indice devrait offrir une première lecture des attentes d’investissement suivant le tremblement de terre du 11 mars.