La Société Générale a catégoriquement démenti l’ensemble des rumeurs qui avaient été propagées hier, selon lesquelles le groupe serait au bord de la faillite et aussi selon lesquelles Groupama serait sorti du capital.
Nous avons eu au téléphone une des responsables du groupe, qui nous a assuré du caractère infondé de ces rumeurs.
Rappelons que nous avons écrit hier que “il nous parait hautement improbable que la Société Générale fasse faillite, là, de suite.”

Nous avions appelé, par prudence, à ne pas utiliser de trackers et warrants émis par la Société Générale.
Suite à ces propos rassurants, nous revenons sur cette recommandation. Les trackers et warrants de la Société Générale ne risquant pas d’être suspendus du jour au lendemain
Par contre, compte-tenu des risques qui pèsent sur le système bancaire français dans son ensemble, nous recommandons toujours de diversifier les avoirs sur plusieurs banques et donc de ne pas avoir “tous ses oeufs dans le même panier”

Ci-dessous, vous trouverez l’intégralité du communiqué de la Société Générale :

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DÉMENT CATÉGORIQUEMENT ET AVEC LA PLUS EXTRÊME VIGUEUR TOUTES LES RUMEURS DE MARCHÉ, TOTALEMENT INFONDÉES, AYANT AFFECTÉ CE JOUR SON COURS DE BOURSE.

Société Générale réaffirme la solidité des résultats publiés la semaine dernière à 1,6 milliards d’euros sur le premier semestre, tout en absorbant l’impact du plan d’aide à la Grèce, en dépréciant la totalité de ses obligations d’État grecques à hauteur de 21% (le Groupe ne détient pas de dettes souveraines grecques à échéance postérieure à 2020). Ces résultats ont permis de renforcer sa structure financière avec un Core Tier One qui se situe au niveau élevé de 9,3%.
Société Générale réaffirme sa capacité à dégager dans le futur des résultats solides, confirmée par les performances de juillet et début août, grâce à la qualité de ses fonds de commerce et à la gestion prudente de ses risques, notamment dans cet environnement chahuté. Le Groupe souligne également sa faible exposition aux dettes souveraines des pays dits périphériques de la zone euro. Enfin, elle rappelle l’exécution de la quasi totalité de son plan de financement 2011 et l’ampleur de ses actifs éligibles et disponibles au refinancement des banques centrales.
Société Générale a saisi ce jour l’AMF pour lui demander d’ouvrir une enquête sur l’origine de ces rumeurs qui portent gravement atteinte à l’intérêt de ses actionnaires.