En l’absence d’investisseurs anglo-saxons pour cause de jours fériés et de bourses fermées ( en raison du “Memorial Day’ aux USA et de ’spring bank holiday’ en Angleterre), les volumes ont été extrêment faibles dans une séance peu animée qui n’apporte guère d’enseignements nouveaux si ce n’est :

– une relative résistance à la dégradation ce week-end de la note de crédit de l’Espagne par Fitch qui la déclasse de ‘AAA’ à ‘AA-’, 2 mois après l’abaissement du voisin portugais,

– et la difficulté à re-franchir à la hausse la zone de résistance entre 3 546 et 3576 en l’absence de catalyseur avant la publication demain à 16H00 de l’indice d’activité ISM du secteur manufacturier américain attendu en moyenne à 58,9 après 60,4 en avril.

En Europe, l’indice du sentiment économique pour la zone euro a marqué le pas en mai à 98,4 contre 100,6 en avril. Même si les 97,9 atteints en mars ne sont pas enfoncés, cet indicateur très large comprenant le sentiment des entreprises sur l’ensemble des secteurs (industrie, services, construction) et celui des ménages rencontre sa première inflexion baissière en un peu plus d’un an et se situe largement à l’opposé de l’amélioration attendus en moyenne à 100,8.

* Fait marquant : la confiance la plus faible reste sans surprise concentrée sur le secteur de la construction mais la confiance du consommateur en mal de dynamique haussière depuis le début d’année cède désormais beaucoup plus de terrain, soit 3 points, particulièrement dans le Sud de l’Europe et au Royaume-Uni mais dans un mouvement qui touche également les 2 première économies, l’Allemagne et la France.